Archive | Sciences Flux RSS de cette section

L’intelligence artificielle, une e-connerie ?

Image de prévisualisation YouTube

Le Président Macron fait de l’intelligence artificielle son nouveau cheval de bataille.

Voyons un peu…

Complètement subjugué par la réussite économique des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) de la Silicon Valley, il tient à entraîner la France et les français sur la voie, pense t-il, de la révolution numérique. L’intelligence artificielle serait la panacée. Elle serait le sésame d’une nouvelle ère de croissance exponentielle et sans limite (c’est peut-être un pléonasme… Mais bon, je laisse. Ça sonne bien.). Bref ! Ce serait LA solution à tous nos problèmes et à tous nos maux. Macron, comme nombre de décideurs occidentaux, promeut donc un monde où l’intelligence humaine organique, émotive, aléatoire et par essence faillible, serait remplacée par l’intelligence électronique, digitale, algorithmique, rationnelle, implacable et… sans affect.

Je ne sais pas vous, mais tout ça m’effraie au plus haut point.

Isaac Asimov, Arthur C. Clark, H.G. Wells, et, last but not least, Philip K. Dick, dans les années soixante, soixante-dix, l’avaient déjà, dans leurs romans respectifs, envisagé, suggéré, prédit. Le génie humain serait capable, un jour (la datation pour chacun d’entre eux était purement spéculative…) de créer des machines, des robots, capables de supplanter l’intelligence de l’homme, lui-même. À l’époque, on les prenait pour de sombres oiseaux de mauvaise augure ayant pour seul objectif d’effrayer leurs lecteurs. Et essentiellement les adolescents dont j’étais. J’étais très friand de cette littérature. On aime se faire peur quand on est jeune. Mais force est de constater que la réalité rattrape aujourd’hui la… science-fiction.

On se calme ! Nous n’en sommes pas encore aux robots d’Asimov qui prennent le pouvoir sur les hommes, malgré les « trois commandements », ou à « Carl », l’ordinateur de bord du « Discovery One », qui décide de tracer seul sa route dans la galaxie, en éliminant, l’un après l’autre, les hommes de l’équipage qui ont, pense t-il,  pour dessein de le neutraliser juste avant la découverte de la VÉRITÉ sur l’origine de l’homme. Non… Mais il suffit de  voir ou de revoir LE chef d’oeuvre de Stanley Kubrick, « 2001 ou l’Odyssée de l’espace », en collaboration avec Arthur C. Clark,  ou « Blade runner » de Ridley Scott, d’après une nouvelle de Philip K. Dick, pour appréhender la dimension visionnaire de ces auteurs de science-fiction.

Prenons le cas de Carl, le super-ordinateur de « 2001″. Il est capable de gérer l’ensemble du vaisseau. Il ouvre et ferme les SAS à volonté, allume et éteint les moteurs, maintient un cap, établit à la demande une liaison avec la terre, règle la clim’, et peut même jouer aux échecs avec l’équipage, juste au son de la voix des astronautes. Des voix qu’il sait distinguer, soit dit en passant. En outre, il est en permanence, grâce à des milliers de capteurs essaimés sur le vaisseau, attentif au bon fonctionnement de toute la structure. Une lourde responsabilité que les hommes lui ont confiée. Ce qu’ils regretteront amèrement plus tard. Mais c’est une autre histoire…

Et bien tout ça, c’est possible aujourd’hui ! Nous avons pris un peu de « retard », c’est vrai, sur les prévisions d’Arthur C. Clark mais, en 2018, n’importe quel clampin peut commander oralement à Google la chanson qu’il préfère dans sa playlist.  Et avec la domotique, n’importe quel pékin, pourvu qu’il en ait les moyens, peut donner l’ordre, toujours oralement, à l’ordinateur central de son domicile de baisser les stores et de lui faire couler un bain.

Dans « Blade runner », le propos n’est pas exactement le même. Quoi que… Nous sommes en 2019, à Los Angeles. Rick Deckard (interprété à l’écran par Harrison Ford), un policier, traque des répliquants, créés par les hommes, bourrés d’électronique et de mauvaises intentions. La ville est surpeuplée, sombre, lugubre, sale, hyper-polluée et excessivement dangereuse. Alors, c’est vrai, en 2018, les humanoïdes, tels que décrits dans le film, n’existent pas encore vraiment. Mais, à la réflexion, ils sont, aujourd’hui, à l’état embryonnaire. Voir la vidéo… Il suffit de vouloir se renseigner sur n’importe quelle plateforme administrative intelligente, en ligne ou par téléphone, pour s’en convaincre et constater à quel point les logiciels censés nous aider nous sont foncièrement hostiles. Ils ne répondent jamais directement à nos questions, ils nous renvoient systématiquement, et de façon peu courtoise, à d’autres services tout autant incapables de nous satisfaire et en nous humiliant avec l’injonction de retrouver des « identifiants » et des « mots de passe » que nous avons oubliés depuis belle lurette. Une horreur… Et, quant à l’insalubrité et l’insécurité du « Los Angeles » de 2019, de grandes mégalopoles, au moment où j’écris cette chronique, comme Mexico, Shanghai, Hong Kong ou Singapour n’ont rien à lui envier.

Rien que la formule « intelligence artificielle » est une contrevérité doublée d’une escroquerie. D’abord, et en premier lieu, parce que personne n’est foutu de définir ce qu’est l’intelligence. Ensuite, pourquoi « artificielle » ? Il n’y a pas d’artifice dans la conception de ces machines, de ces instruments ! Il n’y a rien de magique, de transcendant dans ces nouvelles technologies ! Ni de virtuel ! Ils sont conçus par des mathématiciens, des physiciens, des électroniciens, suffisamment intelligents, eux-mêmes, ou trop cons, c’est selon, pour servir l’appétit démesuré des industriels, des capitalistes en mal de nouveaux profits. Rien d’autre !

Après avoir épuisé les forces de travail des hommes et les ressources terrestres, depuis l’ère industrielle, avec les conséquences que chacun peut déplorer, le Capital s’attaque désormais à une mine, semble t-il, inépuisable. La crédulité et l’appétit insatiable des hommes pour tout ce qui est nouveau, neuf et moderne. Les i-phones, les GPS, les logiciels pour ceci ou pour cela, les montres intelligentes qui mesurent votre rythme cardiaque et qui, accessoirement, vous donnent l’heure, les sites de rencontres amoureuses rationalisés, « performants »… Pffiou !!!

Juste deux questions…

Quelle part de notre humanité sommes-nous prêts, encore, à abandonner à la modernité et au Capital ?  Et quels risques encourrons-nous dans cet abandon ?

 

 

 

 

 

2 commentaires

Rdl6470 copropriété |
Pomcisly |
Jenaimepaslislam |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | actualites
| Bollywoodteam
| M.C Community