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Salaud, l’artiste !

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Je prends un risque énorme ! Rendez-vous compte !

Je vais égratigner, taguer, le plus adulé, le plus vénéré monument du cinéma français. J’ai nommé, Gérard Depardieu. Je me demande parfois si je ne cherche pas délibérément les ennuis, moi…

Gérard Depardieu est un monstre. D’abord, un « monstre sacré » du cinéma dans l’acception hollywoodienne de la formule et, ensuite, un monstre… physiquement, pour les moins indulgents des esthètes. Mais c’est également, et surtout, un monstre narcissique, fat et stupide.

Comment est-ce possible ?

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1974, « Les valseuses » de Bertrand Blier.

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2013, « Les valseurs » du Kremlin.

Ainsi, notre « Gégé » national, en quarante ans, est passé de l’icône libertaire post-soixante-huitarde à celle du promoteur de la politique poutinienne, corrompue et corruptrice, post-communiste. Quel parcours !

Il ne s’agit pas là de récuser le génie de l’acteur, du comédien. Il est incontestable. Gérard Depardieu, allez savoir pourquoi, s’est hissé dans son art à la hauteur des plus grands acteurs français et planétaires du cinéma de tous les temps.

À quoi est-ce dû ? La grâce ? Non, non, faut pas déconner, non plus… Non, plutôt à une faculté innée et inexplicable pour saisir instinctivement la chance dans une vie initialement défavorisée et chaotique où les opportunités d’émancipation sociale sont rares. Rappelons que son père, ouvrier, et sa mère, sans emploi (à part celui non reconnu d’être femme au foyer, ça va de soi…), ont élevé six enfants, dont lui, dans un deux-pièces de la bonne ville de Chateauroux dont personne ne connaît l’existence à part les natifs et les inconditionnels de George Sand.

Alors, quoi ?

Ce n’est pas tant l’immense fortune de l’individu Depardieu (des restos à Paris, au Japon, des vignobles en Anjou, en Bourgogne, dans le Médoc, l’Hérault, au Maghreb, en Europe de l’Est et en Amérique du Sud, un hôtel particulier, rue du Cherche-midi, VIème, à Paris, un château dans le Val de Loire, une villa à Trouville…et, bien évidemment, des comptes en banque offshore dans les paradis fiscaux et en… Russie) qui me pose problème. Après tout, c’est comme ça, c’est le système. Et tant qu’il permettra à une infime minorité de nantis de s’enrichir outrageusement, illégalement, et exponentiellement, au détriment de l’incommensurable majorité des défavorisés, à des degrés divers, rien ne changera. Et pire, ça s’aggravera…

Pour en revenir à Gégé, je ne lui reproche pas de s’être enrichi, je l’ai dit… Le système, machin, tout ça… C’est désespérément humain. Et politiquement condamnable, bien sûr, mais c’est une autre affaire.

Non, ce que je ne peux pas admettre, c’est qu’il soit devenu un gros con (aucune allusion à son physique, on est d’accord ?) qui conchie régulièrement dans les médias la France et les français tout en vantant les mérites du dictateur tchétchène Ramzan Kadyrov, en plus de ceux de Poutine, pour de sombres intérêts fiscaux, alors que les susdits français l’ont élevé, par leur audience et leur amour, au rang inespéré dont il jouit aujourd’hui.

Je ne condamne pas, a priori, les riches. Certains n’ont même pas fait exprès de l’être. Sourire… Après tout, les exemples ne manquent pas, on peut être riche avec… élégance. On peut faire des dons à de multiples associations, on peut être de discrets mais néanmoins généreux mécènes. On peut même être richissime et communiste comme Jean-Baptiste Doumeng, le milliardaire rouge, pour ceux qui s’en souviennent encore.

Autrement dit, on n’est pas forcément un salaud quand on est riche. Non… On l’est seulement quand la cupidité l’emporte sur l’humanité. Gérard Depardieu a indubitablement choisi son camp…

Salaud, l’artiste ! Je t’aimais bien…

 

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