Politique

La divergence des luttes…

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Dans cette vidéo de quelques minutes sur la manif’ de la République, à Paris, le 26 Mai 2018, on voit apparaître des slogans d’associations, dans le désordre, pour les sans papiers, pour la libération de Tariq Ramadan (si, si !), pour les palestiniens, contre la verbalisation des clients de prostitué(e)s… et c’est bien loin d’être exhaustif. À cela, il faut ajouter toutes les revendications habituelles, disons ça comme ça, des syndicats de travailleurs et d’étudiants et des partis politiques institutionnels.

Pour céder à la caricature, il y avait presque autant de slogans revendicatifs, dans cette manif’, que de manifestants ! Un vrai bordel ! Affligeant…

Autant dire qu’Emmanuel et Édouard rigolent sous cape ! Ils ne pouvaient pas rêver mieux ! Cette hétérogénéité des colères populaires, c’est du « pain béni » pour eux ! « Divide et impera », diviser pour régner, dixit Philippe II de Macédoine (merci, Wikipédia…), mort, il y a… allez… à la louche, 2400 ans ! Une stratégie de pouvoir qui devient axiomatique tant elle n’a jamais été mise en défaut depuis des siècles, voire des millénaires.

Puisqu’on en est à l’évocation d’illustres penseurs antiques, rendons à César ce qui est à César, Macron n’est donc pas le stratège politique novateur que certains se plaisent à célébrer, non. Comme ses prédécesseurs, Mitterrand faisant figure de maître en la matière, pour les plus contemporains, il profite simplement de la disparité des sources de mécontentement pour asseoir son pouvoir. Deux hommes, deux époques, et le même mantra, Diviser pour régner, donc…

Rappelons-nous …

Mitterrand fait voter, en 1986,  la « Proportionnelle » à l’Assemblée Nationale dans l’espoir d’ajouter de la confusion et de la division dans l’opposition qui se fait de plus en plus pressante à la veille des Législatives. Bingo ! Il fait surgir Le FN qui siphonne, à la fois, une partie non négligeable des voix communistes et de l’extrême-gauche et, cerise sur le gâteau, une frange non moins négligeable des voix de la droite la plus conservatrice. Résultat, le PS évite la déculottée annoncée même s’il doit concéder la première cohabitation gouvernementale.

Macron, quant à lui, , en 2017, juste avant les Présidentielles, atomise le Parti Socialiste et Les Républicains en créant non pas un nouveau parti politique, c’est bien trop ringard, mais une espèce de nébuleuse centriste, La République En Marche, ralliant des caciques du PS et de LR souffrant de troubles de latéralité politique. Et, pour le coup, ça marche ! Contre toute attente, il se fait élire, au deuxième tour, par 20.740.000 électeurs (sur 47.580.000 inscrits. Ben oui, ça calme…) qui, les uns, ont eu une peur bleue-marine du FN et, les autres, fatigués par les clivages gauche-droite prétendûment stériles.

Avec, si l’on tient compte des non-inscrits, des abstentions, des votes blancs, des votes nuls et des votes par défaut, Macron n’a remporté l’adhésion que de 15 à 20 % des français, moins d’un français sur cinq ! Mais ça suffit. C’est comme ça. C’est la « démocratie »…

Mais la divergence des luttes n’est pas seulement imputable à nos fins stratèges politiques, loin de là ! Le Capital, en exacerbant les individualismes, les conflits d’intérêts et de classe, en segmentant les besoins, les désirs et les rêves des uns et des autres pour mieux vendre ses produits idoines, est LE vrai coupable. Le Capital ne conçoit la collectivité qu’en terme de communautés, bien circonscrites et aisément marchandisables. Le Capital, comme le pouvoir politique, craint, avant toute chose, la concordance des aspirations…

Après, après… Et vous me pardonnerez cette conclusion pour le moins sibylline, tout reste à faire…

 

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