Politique

La dette de la SNCF, une escroquerie d’État…

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50 milliards d’euros ! Ce serait le montant de la dette SNCF. Enfin, ça dépend… Certains parlent de 35 milliards, d’autres de 45 ou de 55… Personne ne sait très bien. On n’en est pas à quelques dizaines de milliards près, de toute façon. Allez ! Restons sur 50 milliards. Un bon gros chiffre bien rond martelé dans les médias et destiné, avant tout, à frapper les esprits. 50 milliards de dette, ça l’fait plus que 35 ou même 55… Ça parle aux gens ! Ça les interpelle, comme on dit ! Et même, et même…(but inavoué, bien évidemment), ça peut effrayer le contribuable français moyen.

Selon Macron et son gouvernement, si tant est qu’il soit utile de distinguer l’un et l’autre, la SNCF serait si surendettée, malade, souffreteuse, poussive et non-compétitive, que l’État se doit de la réformer dans l’intérêt, ça va de soi, des français En la matière, cette réforme, ne nous-y trompons pas, n’est rien d’autre que l’arrêt de mort d’une entreprise publique qui pendant 80 ans, grâce au travail, souvent très pénible, et au dévouement de trois ou quatre générations de cheminots, a largement contribué au bonheur des français, en leur permettant de se déplacer aisément, et à l’essor économique du pays.

Alors, pourquoi cette réforme ? Il n’est pas nécessaire d’aller chercher très loin la réponse. C’est le principe même du capitalisme, son postulat, la dette au public et les profits au privé. À cause de la réforme Macron, et, donc, à cause de l’ouverture à la concurrence de l’exploitation ferroviaire, la dette de la SNCF demeurera publique (avec mes impôts, les vôtres, et très probablement ceux de nos enfants…) et les nouveaux profits iront au privé.

Autrement dit, d’un seul coup, d’un seul, les contribuables français vont être dépossédés d’une entreprise publique, qu’ils ont financée pendant des décennies, au profit d’actionnaires étrangers tout en continuant à payer, intérêts et capital. C’est, à mon sens, la plus grande escroquerie étatique de l’histoire de la Vème République et, peut-être même, de l’histoire tout court…

Et ce n’est pas tout !

Les britanniques et les suédois, en majorité, regrettent amèrement la privatisation, il y a 25 ou 30 ans, de leur propre réseau ferré. On ne peut pas dire qu’ils n’ont pas de recul ! Ils déplorent un service vendu par les compagnies privées de 20 à 30% plus cher et une multiplication d’incidents, de retards, d’annulations bien plus dommageable qu’auparavant. Avant, donc, que les loups de Wall Street n’entrent dans la bergerie du Service Public. Et comme si ça ne suffisait pas, les usagers des trains britanniques et suédois craignent pour leur sécurité tant les moyens financiers destinés à la maintenance et à la viabilité des infrastructures ferroviaires ont été drastiquement diminués.

Car, dans la logique du Capital, il faut faire du profit maintenant, là, aujourd’hui, sans dépenses inutiles concernant l’avenir. De toute façon, quand les choses tournent mal, ces grandes multinationales vendent, se désengagent et vont voir ailleurs s’il n’y a pas d’autres élus, potentats ou dictateurs (elles s’en tapent !), partout dans le monde, prêts à sacrifier l’intérêt public au bénéfice de l’intérêt privé. Et le « deal » est invariablement le même ! En échange de promesses substantielles d’embauches locales, la multinationale impose de nouvelles conditions de travail (revues socialement à la baisse, est-il utile de le préciser…) pour ses salariés et même des subventions et/ou des avantages fiscaux consentis, pour elle, par le pays hôte dont la crédulité est confondante.

Résultat, bien souvent, les exemples passés sont nombreux, la filiale étrangère engrange pendant quelques années, parfois quelques mois seulement, de juteux bénéfices qu’elle s’empresse de mettre à l’abri dans les « paradis fiscaux » et, quand le vent tourne, quand elle ne peut plus garantir du 10 à 15% de rendement à ses actionnaires, elle met la clé sous la porte laissant en plan (plus ou moins social…) des centaines, voire des milliers, de salariés et va voir ailleurs si elle y est… Et, tout ça, impunément ! Car, de fait, la justice transnationale n’existe pas tant c’est un sac de noeuds juridique inextricable que des légions d’avocats d’affaire s’emploient à resserrer davantage !

Cette petite vidéo, en en-tête, est vraiment instructive et pédagogique. Après… À chacun d’en penser ce qu’il veut.  Pour moi, elle a été éclairante et, accessoirement, m’a permis de faire quelques digressions. Sourire…

Cette vidéo illustre parfaitement l’indigence et l’incompétence des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, quant à la direction politique et économique de cette grande entreprise nationale qu’est la SNCF et leur propension immuable à désigner le… lampiste pour se déresponsabiliser. En l’occurrence, le cheminot et son statut prétendûment privilégié.

J’ai conscience d’avoir écrit, dans cet article, ce que vous savez déjà. N ‘empêche… Est-ce qu’on ne pourrait pas y réfléchir et en débattre encore ?

 

 

 

 

 

 

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