Archive | mai 2018

La divergence des luttes…

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Dans cette vidéo de quelques minutes sur la manif’ de la République, à Paris, le 26 Mai 2018, on voit apparaître des slogans d’associations, dans le désordre, pour les sans papiers, pour la libération de Tariq Ramadan (si, si !), pour les palestiniens, contre la verbalisation des clients de prostitué(e)s… et c’est bien loin d’être exhaustif. À cela, il faut ajouter toutes les revendications habituelles, disons ça comme ça, des syndicats de travailleurs et d’étudiants et des partis politiques institutionnels.

Pour céder à la caricature, il y avait presque autant de slogans revendicatifs, dans cette manif’, que de manifestants ! Un vrai bordel ! Affligeant…

Autant dire qu’Emmanuel et Édouard rigolent sous cape ! Ils ne pouvaient pas rêver mieux ! Cette hétérogénéité des colères populaires, c’est du « pain béni » pour eux ! « Divide et impera », diviser pour régner, dixit Philippe II de Macédoine (merci, Wikipédia…), mort, il y a… allez… à la louche, 2400 ans ! Une stratégie de pouvoir qui devient axiomatique tant elle n’a jamais été mise en défaut depuis des siècles, voire des millénaires.

Puisqu’on en est à l’évocation d’illustres penseurs antiques, rendons à César ce qui est à César, Macron n’est donc pas le stratège politique novateur que certains se plaisent à célébrer, non. Comme ses prédécesseurs, Mitterrand faisant figure de maître en la matière, pour les plus contemporains, il profite simplement de la disparité des sources de mécontentement pour asseoir son pouvoir. Deux hommes, deux époques, et le même mantra, Diviser pour régner, donc…

Rappelons-nous …

Mitterrand fait voter, en 1986,  la « Proportionnelle » à l’Assemblée Nationale dans l’espoir d’ajouter de la confusion et de la division dans l’opposition qui se fait de plus en plus pressante à la veille des Législatives. Bingo ! Il fait surgir Le FN qui siphonne, à la fois, une partie non négligeable des voix communistes et de l’extrême-gauche et, cerise sur le gâteau, une frange non moins négligeable des voix de la droite la plus conservatrice. Résultat, le PS évite la déculottée annoncée même s’il doit concéder la première cohabitation gouvernementale.

Macron, quant à lui, , en 2017, juste avant les Présidentielles, atomise le Parti Socialiste et Les Républicains en créant non pas un nouveau parti politique, c’est bien trop ringard, mais une espèce de nébuleuse centriste, La République En Marche, ralliant des caciques du PS et de LR souffrant de troubles de latéralité politique. Et, pour le coup, ça marche ! Contre toute attente, il se fait élire, au deuxième tour, par 20.740.000 électeurs (sur 47.580.000 inscrits. Ben oui, ça calme…) qui, les uns, ont eu une peur bleue-marine du FN et, les autres, fatigués par les clivages gauche-droite prétendûment stériles.

Avec, si l’on tient compte des non-inscrits, des abstentions, des votes blancs, des votes nuls et des votes par défaut, Macron n’a remporté l’adhésion que de 15 à 20 % des français, moins d’un français sur cinq ! Mais ça suffit. C’est comme ça. C’est la « démocratie »…

Mais la divergence des luttes n’est pas seulement imputable à nos fins stratèges politiques, loin de là ! Le Capital, en exacerbant les individualismes, les conflits d’intérêts et de classe, en segmentant les besoins, les désirs et les rêves des uns et des autres pour mieux vendre ses produits idoines, est LE vrai coupable. Le Capital ne conçoit la collectivité qu’en terme de communautés, bien circonscrites et aisément marchandisables. Le Capital, comme le pouvoir politique, craint, avant toute chose, la concordance des aspirations…

Après, après… Et vous me pardonnerez cette conclusion pour le moins sibylline, tout reste à faire…

 

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La dette de la SNCF, une escroquerie d’État…

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50 milliards d’euros ! Ce serait le montant de la dette SNCF. Enfin, ça dépend… Certains parlent de 35 milliards, d’autres de 45 ou de 55… Personne ne sait très bien. On n’en est pas à quelques dizaines de milliards près, de toute façon. Allez ! Restons sur 50 milliards. Un bon gros chiffre bien rond martelé dans les médias et destiné, avant tout, à frapper les esprits. 50 milliards de dette, ça l’fait plus que 35 ou même 55… Ça parle aux gens ! Ça les interpelle, comme on dit ! Et même, et même…(but inavoué, bien évidemment), ça peut effrayer le contribuable français moyen.

Selon Macron et son gouvernement, si tant est qu’il soit utile de distinguer l’un et l’autre, la SNCF serait si surendettée, malade, souffreteuse, poussive et non-compétitive, que l’État se doit de la réformer dans l’intérêt, ça va de soi, des français En la matière, cette réforme, ne nous-y trompons pas, n’est rien d’autre que l’arrêt de mort d’une entreprise publique qui pendant 80 ans, grâce au travail, souvent très pénible, et au dévouement de trois ou quatre générations de cheminots, a largement contribué au bonheur des français, en leur permettant de se déplacer aisément, et à l’essor économique du pays.

Alors, pourquoi cette réforme ? Il n’est pas nécessaire d’aller chercher très loin la réponse. C’est le principe même du capitalisme, son postulat, la dette au public et les profits au privé. À cause de la réforme Macron, et, donc, à cause de l’ouverture à la concurrence de l’exploitation ferroviaire, la dette de la SNCF demeurera publique (avec mes impôts, les vôtres, et très probablement ceux de nos enfants…) et les nouveaux profits iront au privé.

Autrement dit, d’un seul coup, d’un seul, les contribuables français vont être dépossédés d’une entreprise publique, qu’ils ont financée pendant des décennies, au profit d’actionnaires étrangers tout en continuant à payer, intérêts et capital. C’est, à mon sens, la plus grande escroquerie étatique de l’histoire de la Vème République et, peut-être même, de l’histoire tout court…

Et ce n’est pas tout !

Les britanniques et les suédois, en majorité, regrettent amèrement la privatisation, il y a 25 ou 30 ans, de leur propre réseau ferré. On ne peut pas dire qu’ils n’ont pas de recul ! Ils déplorent un service vendu par les compagnies privées de 20 à 30% plus cher et une multiplication d’incidents, de retards, d’annulations bien plus dommageable qu’auparavant. Avant, donc, que les loups de Wall Street n’entrent dans la bergerie du Service Public. Et comme si ça ne suffisait pas, les usagers des trains britanniques et suédois craignent pour leur sécurité tant les moyens financiers destinés à la maintenance et à la viabilité des infrastructures ferroviaires ont été drastiquement diminués.

Car, dans la logique du Capital, il faut faire du profit maintenant, là, aujourd’hui, sans dépenses inutiles concernant l’avenir. De toute façon, quand les choses tournent mal, ces grandes multinationales vendent, se désengagent et vont voir ailleurs s’il n’y a pas d’autres élus, potentats ou dictateurs (elles s’en tapent !), partout dans le monde, prêts à sacrifier l’intérêt public au bénéfice de l’intérêt privé. Et le « deal » est invariablement le même ! En échange de promesses substantielles d’embauches locales, la multinationale impose de nouvelles conditions de travail (revues socialement à la baisse, est-il utile de le préciser…) pour ses salariés et même des subventions et/ou des avantages fiscaux consentis, pour elle, par le pays hôte dont la crédulité est confondante.

Résultat, bien souvent, les exemples passés sont nombreux, la filiale étrangère engrange pendant quelques années, parfois quelques mois seulement, de juteux bénéfices qu’elle s’empresse de mettre à l’abri dans les « paradis fiscaux » et, quand le vent tourne, quand elle ne peut plus garantir du 10 à 15% de rendement à ses actionnaires, elle met la clé sous la porte laissant en plan (plus ou moins social…) des centaines, voire des milliers, de salariés et va voir ailleurs si elle y est… Et, tout ça, impunément ! Car, de fait, la justice transnationale n’existe pas tant c’est un sac de noeuds juridique inextricable que des légions d’avocats d’affaire s’emploient à resserrer davantage !

Cette petite vidéo, en en-tête, est vraiment instructive et pédagogique. Après… À chacun d’en penser ce qu’il veut.  Pour moi, elle a été éclairante et, accessoirement, m’a permis de faire quelques digressions. Sourire…

Cette vidéo illustre parfaitement l’indigence et l’incompétence des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, quant à la direction politique et économique de cette grande entreprise nationale qu’est la SNCF et leur propension immuable à désigner le… lampiste pour se déresponsabiliser. En l’occurrence, le cheminot et son statut prétendûment privilégié.

J’ai conscience d’avoir écrit, dans cet article, ce que vous savez déjà. N ‘empêche… Est-ce qu’on ne pourrait pas y réfléchir et en débattre encore ?

 

 

 

 

 

 

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Ne nous voilons pas la face…

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Il s’agit de Myriam Pougetoux, une jeune militante de l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) à l’Université de Paris IV et il ne peut échapper à personne qu’elle est musulmane. Vous l’avez vue, sans doute…

Sa simple apparition dans un journal télévisé, comme porte-parole d’un syndicat étudiant d’une université française, républicaine et, par définition laïque, d’un foulard vêtue, a fait grand bruit. Et à raison ! Mille fois !

Ne nous voilons pas la face… Les musulmans ont un gros problème avec la laïcité. Dans leur grande majorité, ils n’ont pas compris, ou ne veulent pas comprendre (j’y reviendrai…), son principe de base.

Pour rappel, ça ne peut pas faire de mal, dans un État laïc, (la France, puisqu’on en parle), la liberté de conscience est garantie. Qu’il soit chrétien, musulman, juif ou bouddhiste, agnostique, athée, ou, tout simplement, indifférent, le citoyen français est protégé par la bienveillance et la neutralité de l’État. En échange, et c’est l’esprit de la fameuse Loi de 1905, stricto sensu, les confessions religieuses, quelles qu’elles fussent ne doivent en aucun cas, non seulement troubler l’ordre public, mais encore moins intervenir dans le débat public. Ça, c’est le B.A.-BA de la laïcité ! Force est de constater que les musulmans, dans leur ensemble, n’ont pas intégré ce précepte. Ils ne sont, d’ailleurs, pas les seuls ! Je pense, notamment aux ligues catholiques intégristes de la « Manif’ pour tous » ou aux groupuscules activistes contre l’avortement, par exemple.

Quand on a dit ça, la question est de savoir si le fait de porter un voile est un acte politique ou pas. Et d’islamisme politique, en l’occurrence… Ma réponse, si tant est qu’elle puisse être entendue, est affirmative ! C’est définitivement, oui !

Le fait de porter un signe religieux aussi ostentatoire en public (quel qu’il soit, une fois encore !) est une offense à la laïcité, à l’esprit de la Loi de 1905 ! C’est de la pure provocation ! Et c’est forcément une prise de position politique ! C’est signifier que la laïcité, et donc la République qui s’efforce, bon an, mal an, avec les échecs que l’on sait, de faire en sorte que les gens vivent en paix dans la plus grande neutralité confessionnelle, ne sont pas des valeurs partagées et même qu’elles doivent être contestées.

Cette jeune fille a le droit, dans le domaine privé, c’est la Loi, de se couvrir d’un voile si ça lui chante. D’autres, de la même façon, peuvent exhiber une croix sur leur poitrail ou accrocher une kippa sur le sommet de leur crâne, ça les regarde. Mais en aucun cas on ne peut tolérer qu’un représentant ou une représentante d’une fonction institutionnelle affiche ostensiblement ses inclinations religieuses. Est-ce que c’est clair pour tout le monde ? Et bien, non, apparemment, ça ne l’est pas pour cette étudiante musulmane et pour bien d’autres activistes islamistes qui ne sont pas pour autant, de dangereux terroristes. Restons calmes…

Alors de deux choses, l’une… Soit, ils n’ont pas compris, soit, ayant compris, ils passent outre ce principe de laïcité tout simplement parce qu’ils obéissent à la vocation intrinsèquement prosélyte de l’Islam. Les musulmans ont, en effet, encore cette folle prétention de vouloir convertir les peuples et les nations à leur croyance. C’est comme ça, c’est historique. Les catholiques, en d’autres temps, les croisades, les missionnaires, tout ça, ont commis les pires exactions au nom de cette même vanité. Les juifs, quant à eux, ne sont pas prosélytes. C’est là leur moindre défaut…

À l’extrême, par la force et la terreur avec Al-Quaïda ou Daech (ce qui est, somme toute, contre-productif en dehors de toute considération humaniste, ça va de soi…), ou, pacifiquement mais bien plus insidieusement, dans l’usage et la propagation de symboles, de rites, de postures, de recommandations, d’injonctions prétendûment inspirés par le Coran, l’Islam fait de la politique.

J’en veux pour preuve la multiplication des femmes musulmanes affublées d’un simple Hijab ou, au pire, d’une Burqa dans toutes les villes françaises, la pression croissante de la communauté musulmane pour proscrire le porc dans les cantines des écoles publiques et/ou de réserver assiettes et couverts, non contaminés par le porc, aux seuls musulmans, ou la demande récurrente, dans les entreprises, de pouvoir bénéficier d’un temps de prière (cinq fois par jour pour les plus assidus !) ou des aménagements d’horaires en période de Ramadan, et j’en passe… Si ça, ce n’est pas de la politique, c’est quoi ? 

Notre jeune étudiante musulmane s’en défend, bien sûr ! Et elle est sincère, on ne doit pas en douter ! Elle dit, comme toutes les jeunes filles sous influence comme elle, que c’est son choix, qu’elle porte le voile parce qu’elle le veut bien, qu’elle est libre, tout ça… Mais, en réalité, elle utilise, quasiment au mot près, les éléments de langage dictés par les doctrinaires islamistes qui, dans l’ombre et l’anonymat, ont pour seul objectif d’islamiser la planète. Si ça, au risque de me répéter, ce n’est pas de la politique, c’est quoi ?

Je ne nourris aucune sympathie pour les complotistes ou conspirationnistes de toute sorte. Et même, je n’ai que du mépris pour eux. Et je conchie, est-il utile de le préciser, tous les racistes et islamophobes de l’extrême-droite et de tous ses satellites. Je m’en tiens aux faits, c’est tout. Je relève, je note. Du moins, j’essaie… Je constate seulement que la religion musulmane, plus que tout autre religion, piétine insolemment mes plates-bandes de citoyen, laïc, républicain et libre penseur.

Ne nous voilons pas la face… L’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi un projet politique. Et c’est en cela qu’il est éminemment dangereux…

 

 

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La flemme est l’avenir de l’homme…

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« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »

Quoi de plus vrai ? C’est de Paul Lafarge, 1842-1911, gendre de Karl Marx (excusez du peu !), et essentiellement connu pour être l’auteur de ce petit pamphlet de quelques pages, le « Droit à la paresse« , édité en 1880. J’en ai, je ne vous surprends pas, une post-post édition de poche dans mon très modeste panthéon livresque.

La paresse... C’était une excentricité, au XIXème siècle, qui faisait déjà l’objet des pires récriminations. C’était un jugement moral, certes, mais surtout inspiré par l’Église chrétienne. Ben oui, la paresse est le dernier des sept péchés capitaux, me semble-t-il. La paresse, l’oisiveté, comme la mère de tous les vices, quoi…

Mais, aujourd’hui, c’est une toute autre affaire ! La paresse est condamnable, non seulement au regard de la religion (mais qui s’en soucie encore ?) et de la morale, mais bien davantage sur le plan économique. La paresse, dans la grande machinerie capitaliste, est le grain de sable qui empêche les actionnaires de tourner la sueur et/ou les capacités cérébrales des travailleurs en… ronds, en pépètes, en thunes.

La paresse, pour le Capital, est bien plus menaçante, subversive, que la contestation syndicale. Pour un patron, au service de l’actionnariat ou pas, une grève de salariés, même très suivie, même de longue durée, après tout, ça se gère (voir l’actuel conflit à la SNCF… ). Beaucoup de patrons ont appris ça à l’École Polytechnique, à l’ENA ou à HEC avant de diriger une entreprise. Et les autres, qui n’ont pas eu l’opportunité de suivre ces cursus d’élite, ont été, à un moment ou à un autre et de manière pressante, invités à se mettre à niveau dans des stages intensifs de management. Quoiqu’il en soit, l’objectif est toujours le même. Faire en sorte d’exploiter plus pour gagner plus, sans émeutes. Et tout ça, en effet, ça ne s’improvise pas. Il faut apprendre à COM-MU-NIQUER ! (Et dans COMMUNIQUER, il y a NIQUER, bien sûr ! Excusez cet écart de langage…). Voilà le maître-mot du capitalisme moderne ! La COMMUNICATION… Une communication, cependant, élevée au rang d’un enfumage très sophistiqué dans nos sociétés occidentales où il existe encore un droit du travail, des organisations syndicales, des partis politiques d’opposition. Pas si simple !

Mais, patron ! Va donc communiquer avec un individu qui a fait profession de ne rien foutre, toi ! Tes discours sur la rentabilité, sur le marché concurrentiel, sur les gains de productivité, sur tes concepts à la con, en « ing », illustrés par des courbes, des graphiques, des camemberts, dans une débauche de power-points frénétiques, glissent sur son entendement comme la pluie printanière sur les ailes d’un canard sauvage bien nourri.

Dès lors, il faut sévir ! Il faut montrer du doigt le paresseux, le discréditer, l’ostraciser, le punir, le mettre au pilori ! On ne saurait tolérer, dans l’entreprise, une minorité d’ inactivistes qui met en cause, sans en avoir l’air, la valeur-travail, le fondement, l’alpha et l’oméga, depuis toujours ou presque, de ce dogme capitaliste consenti par l’immense majorité moutonnière des travailleurs.

La flemme est l’avenir de l’homme, oui, j’en suis convaincu. À force de ne rien faire, on évite le pire…

Paresseuses, paresseux, unissons-nous ! L’avenir nous appartient ! Formons… Élevons des… Bââ… rrica…des ! Âââh !

Âââh ! (bâillement…). Tout ça me fatigue, tiens…  Je vais faire une sieste.            

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Un « village gaulois »…

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Je viens de visionner cette vidéo et j’ai versé une larme. Même deux…

Ce combat inégal entre la force publique suréquipée (des Robocops !), légitimée par les derniers suffrages, et cette poignée de militant(e)s aux mains nues, abandonnée par l’opinion, a quelque chose de tragique, d’épique, d’émouvant. David contre Goliath, quoi… Pour tout dire, c’est profondément triste car on connaît, dès le début, l’issue de ces épopées modernes. La Loi du plus fort, même inique, même foncièrement crétine, l’emporte fatalement…

La ZAD de Notre Dame des Landes est un des villages gaulois (comme la « ferme des bouillons », près de Rouen, ou le « barrage de Sivens, pour ne citer qu’eux….) que le pouvoir jupitérien a décidé de rayer de la carte. Ainsi, deux mille ans après l’hégémonie romaine, la toute puissance de l’État français peut, en 2018, contraindre par la force les gens à se comporter selon les normes établies par le Capital. Autres temps, autres moeurs, certes, mais le résultat est le même. Dans l’empire de César comme dans la France de Macron, on ne veut voir qu’une tête. Une bonne tête de bon citoyen travailleur-consommateur qui ne s’embarrasse pas de considérations politiques, philosophiques ou écologiques alternatives et qui paie ses impôts et ses taxes sans rechigner, en temps voulu.

Ils ne demandaient pourtant pas grand-chose, les zadistes ! Ils voulaient juste explorer, expérimenter une autre façon de vivre, une autre façon d’être. Rien de plus ! Ce ne sont pas de dangereux terroristes ! Ce ne sont même pas des révolutionnaires. Ils n’ont aucune velléité, d’aucune sorte, de renverser l’État, de prendre le pouvoir !  Non ! Ils veulent seulement qu’on leur foute la paix et qu’on les laisse mener leur petit bonhomme de chemin qui n’est pas, c’est vrai, forcément… balisé. Et bien, même ça, ce n’est pas possible !

La métaphore du village gaulois pour la Zone À Défendre de « Notre Dame des Landes » peut également être convoquée pour tout mode d’expression ou de revendication non-conformiste, invalidée par le pouvoir. Depuis tellement longtemps, combien d’autres villages gaulois de la pensée subversive, iconoclaste, inventive, créatrice, sont néantisés au nom de la bienpensance dominante sans que personne ne s’en émeuve ?

Autrement dit, aujourd’hui, comme bien avant-hier, il ne fait pas bon de penser ailleurs…

 

 

 

 

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Le « politiquement correct »…

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On n’en peut plus ! On étouffe ! Assez !

Le politiquement correct, hérité une fois encore de la culture anglo-saxonne et de l’impérialisme étasunien (même si la locution peut à certains paraître surannée, je la maintiens…), a envahi, sclérosé, notre parole et, pire, notre pensée.

Dans cette vidéo, Blanche Gardin, en bon petit soldat de la libre expression, dénonce, à l’occasion des Césars 2018, avec humour et intelligence, l’absurdité de ce dogme devenu universel.

Oui… Bien sûr ! Le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, l’homophobie, le sexisme, le harcèlement moral et/ou sexuel, les discriminations de toutes sortes affichées ou cryptées, et j’en passe, doivent être dénoncés, combattus et justement réprimés dans le cadre de la Loi ! Mais bon, ça va… Point trop n’en faut ! Cette bienpensance tellement consensuelle ne doit pas, pour autant, occasionner une forme généralisée de censure, voire, pire, d’autocensure. Et pourtant, nous y sommes…

Aujourd’hui, on ne peut critiquer la politique du gouvernement israélien dans les territoires occupés de la Palestine sans être infailliblement taxé d’antisémitisme. On ne peut davantage s’insurger contre le port du foulard des femmes musulmanes dans les lieux publics, au nom de la laïcité républicaine, sans passer pour un méprisable islamophobe.  Faire le simple constat que la petite délinquance de rue est essentiellement attribuable aux jeunes d’origine maghrébine et noire-africaine, pour les raisons objectives de basse politique de ghettoïsation et de paupérisation que l’on sait et contre laquelle il faut lutter, fait de vous le plus haïssable des racistes. Enfin, mais je suis loin d’être exhaustif, émettre un doute, même mesuré, même feutré, quant à la sincérité de certaines starlettes de cinéma qui profitent du scandale « Weinstein », parfois dix ou quinze ans après les faits présumés, pour s’ériger en victime d’agression sexuelle réclamant réparations sonnantes et trébuchantes, vous relègue au rang des plus odieux sexistes.

Entendons-nous bien... Les propos racistes, antisémites, homophobes, etc… sont insupportables et condamnables, ça va de soi ! Ai-je besoin de le répéter ? Non, ce que je dénonce, c’est ce couvercle sémantique, rhétorique du politiquement correct qui n’étouffe pas seulement les idéologies et les croyances indignes mais également l’expression du bon sens, d’une vérité, de la contradiction, de l’humour et de la subversion…

On l’entend dire très souvent… Comme s’il s’agissait d’une époque révolue, avec un accent de nostalgie dans la voix, certains journalistes ou animateurs de télé posent régulièrement cette question aux jeunes humoristes : « Est-ce que l’impertinence, la provocation, l’irrévérence d’un Desproges, d’un Coluche, ou bien encore d’un Le Luron (même si ça n’a jamais été mon préféré…) seraient encore possibles aujourd’hui ? » Pour ceux qui les connaissent, la réponse est invariablement négative. Toutefois, ils ajoutent, parce qu’après tout ils ne sont pas comptables des évolutions politiques et sociologiques passées et présentes, et on les comprend, que d’autres formes d’humour sont de nos jours permises. C’est juste. L’humour est tellement segmenté et ciblé aujourd’hui (les dix/quinze ans, les filles/les garçons, les noirs/les blancs, les citadins/les ruraux, les hommes/les femmes, les électeurs du centre droit/les électeurs du centre gauche, les jeunes/les vieux…) qu’il ne peut heurter que ceux qui se sont égarés par distraction sur une chaîne télé, une radio, un réseau social qui ne leur était pas destiné.

C’est une autre stratégie du politiquement correct. Il ne se contente pas d’abraser toutes les aspérités, les pensées et les concepts subversifs à l’aide d’une grande toile émeri consensuelle, il les disperse, les sépare, les atomise, aidé en cela par la multiplicité des canaux médiatiques. L’idée étant, qu’au nom de la liberté d’expression, qu’il ne s’agit surtout pas de remettre frontalement en cause, mieux vaut permettre à une minorité de dire ce qu’elle veut en faisant en sorte qu’elle ne soit pas entendue par la majorité.

C’est vrai dans le domaine de l’humour mais aussi dans celui de la politique. Ainsi, il y aurait, en France, les partis politiques labellisés, estampillés, convenables, acceptables, LREM, LR, le PS, le MODEM (si tant est qu’il existe encore… Perso, je n’ai pas de nouvelles de Bayrou. Et vous ?) et les autres partis dits « populistes », FN et les Insoumis (cependant aux antipodes idéologiquement, va comprendre Charles…), par exemple, qui décidément ne sont pas vraiment… politiquement corrects et qu’il faut, par conséquent, discréditer, marginaliser, ostraciser.

Ainsi, il y aurait les gentils et les méchants, les justes et les salauds, les responsables et les irresponsables, dans le monde merveilleux du « Politiquement  Correct ».

Pffut ! C’est tellement plus compliqué que ça ! Et c’est tellement… TANT MIEUX ! Avoir conscience de cela, c’est se prémunir contre l’ennui mortel du « Politiquement correct »…

 

 

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Jaoui, Bacri…

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J’ai vu le dernier film d’Agnès Jaoui, réalisatrice, et de Jean-Pierre Bacri, « Place publique », avant hier, et, aujourd’hui, j’ai soudainement envie de vous en parler.

Ça fait très longtemps que j’aime ces auteurs, ces dialoguistes, et acteurs de cinéma. Depuis « Cuisine et dépendances », « Un air de famille », « Le goût des autres », etc… Mais pas seulement. Comment dire… J’aime aussi ce qu’ils sont, l’un et l’autre. Les êtres humains qu’ils sont l’un et l’autre. Et même le couple qu’ils forment.

Les auteurs…

Ils ont écrit, ensemble, les scénarios (les puristes écriraient « scenarii », à l’italienne, ou bien encore « scénarii », à la française avec l’accent aigu, comble du ridicule. On en restera donc à « scénarios », c’est une affaire entendue…) et les dialogues de la plupart de leurs films. En ce qui concerne les scénarios, donc, l’histoire, les intrigues, il est vain de s’attendre à des rebondissements extraordinaires, à des cascades, à des courses de bagnoles dans les grandes métropoles surpeuplées, à des guerres sanglantes entre bandes rivales dans les milieux de la drogue, du sexe, du jeu… Ça peut être bien aussi ! Voire, excellent ! Je ne dis pas le contraire ! Je pense à Scorsese, à De Palma, à Coppola et même à Olivier Marchal…  Mais, là, non…

Dans les films d’Agnès et de Jean-Pierre ( je me permets les appeler par leur prénom, seul, tant je me sens proche d’eux. Et j’espère qu’ils n’en seront pas heurtés. Sourire…), il n’y a rien de tout ça. Ils se contentent de décrire le monde avec le prisme d’une conscience de « gauche » ou… plus exactement, humaniste, qu’ils ont su conserver malgré le succès. Pas si commun ! Voir mon article sur Depardieu… C’est toujours le même processus. Ils partent de situations qu’ils connaissent parfaitement, le plus souvent ce qu’ils vivent quotidiennement dans leur propre milieu bourgeois (Bobo, dirait-on…), pour mieux s’exprimer sur des causes universelles. Les injustices sociales, les vains conflits religieux, culturels, générationnels, etc… La description dérisoire et sans concession de leur propre façon de vivre, d’être, les autorise à avoir un regard très critique, acerbe, lucide, sur l’homme. Un régal…

Les dialogues…

Ce ne sont pas les dialogues de Michel Audiard que Jean Gabin, Bernard Blier, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, et tellement d’autres comédiens devaient s’approprier et restituer, à la virgule près, avec leur talent propre ! On est d’accord… C’est écrit, bien sûr, mais on sent bien que leurs dialogues, élaborés antérieurement et avec soin, laissent une large place à l’improvisation, à la spontanéité, à l’inspiration du moment, sur le plateau. Et c’est un bonheur ! Les échanges perdent, certes, en rigueur, en construction, mais ils gagnent tellement en authenticité !

Les acteurs…

Que dire… Ça fait trente ou quarante ans que Bacri fait du Bacri et on ne s’en lasse pas. Enfin, moi, je ne m’en lasse pas. Dans le rôle, la posture, du mec désabusé, revenu de tout, qui doute en permanence de tout et d’un rien, qui affiche un cynisme arrogant, et tendre à la fois, auquel il ne croit pas lui-même, on n’a pas fait mieux. C’est le maître incontesté. C’est simple, il n’y en a pas d’autre… Quant à Jaoui, à l’écran, elle est aussi naturelle que si elle avait été piégée dans une caméra cachée de François Damien. J’ajoute, en dehors de tout propos, que je la trouve très séduisante… 

Vous l’avez compris, je suis un inconditionnel du couple Jaoui-Bacri dont la complicité est palpable. Et j’attends, avec impatience, leur prochaine production… 

 

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La dette publique, à qui la faute ?

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Cette vidéo d’ « Initiatives citoyennes » qui ne dure que sept minutes et quelques poussières de secondes, s’adresse aux citoyens comme nous (enfin comme moi, en tout cas…) qui avons un peu de mal à saisir les grands enjeux économiques. Elle est suffisamment pédagogique et accessible, sans être trop caricaturale, pour qu’enfin nous puissions saisir ce qui se cache derrière cette formule, la dette publique, dont on nous rebat les oreilles depuis… allez ! … quarante cinq ans.

Depuis la première crise pétrolière, en 1973, il ne se passe pas une semaine, un jour, sans que nous n’entendions parler de la dette publique. Le concept a tellement été évoqué, martelé, durant toutes ces années, par une armée de dirigeants politiques de tous bords, d’experts économiques et de journalistes avisés, que nous l’avons intégré comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel. Je ne sais pas moi… comme l’orage après les grosses chaleurs d’été, comme la chute des feuilles en automne, comme la neige en hiver ou comme la déclaration d’impôts au printemps.

La France est endettée. Voilà… C’est comme ça. Et de plus en plus, nous dit-on. On parle de plus de deux mille milliards d’euros ! Quatre vingt milliards d’euros, par an, dépensés rien que pour les intérêts de la dette ! Stratosphérique ! On nous dit que le taux d’endettement de la « Maison France » excède les 80 % alors que n’importe quelle banque refuse un prêt à un ménage quand ses créances dépassent 30 % de ses revenus !

Alors, la faute à quoi, à qui ?

À quoi ? Et bien, pour la quasi-totalité des décideurs, la dette est forcément conjoncturelle. Elle est d’abord due à un défaut de croissance. Un point, c’est tout ! Sans croissance, point de salut. En deçà de deux points de croissance par an, selon les plus éminents experts économiques qui pérorent et font les beaux dans les médias sans que personne ne songe à contester frontalement leurs allégations, la dette publique ne peut être résorbée. Qu’on se le dise ! Et même si ce dogme, ce crédo de la croissance à tout prix engendre des inégalités sociales croissantes (pour le coup !) et des catastrophes écologiques de plus en plus nombreuses et préoccupantes, on s’en tape ! C’est comme ça…

Alors, à qui la faute ? Et bien… à toi, à moi, à nous tous, ou presque, citoyens contribuables et/ou taxables ! Si la France est trop endettée, s’il n’y a pas suffisamment de croissance, c’est parce que nous ne sommes pas suffisamment mobiles, flexibles, réformistes. C’est que nous ne sommes pas prêts à renoncer à nos avantages anachroniques relatifs au droit du travail, à la santé, à la retraite. Si la France va mal, c’est parce que nous avons été trop négligents, trop dépensiers, trop inconséquents. Nous avons chanté tout l’été des trente glorieuses, de l’après-guerre aux années 70, et bien nous devons danser maintenant sur les braises de la dette permanente et exponentielle !

Ben voyons ! Ainsi, nous serions collectivement responsables de cette putain de dette et c’est à nous qu’incomberait, une fois encore, par nos sacrifices et nos renoncements aveugles, son hypothétique résorption ? Et quand je dis nous, je fais référence, bien évidemment, aux milliards de moutons de Panurge et de cochons de payants que nous sommes à l’exclusion, ça va de soi, des loups de Wall-Street, et de toutes les places financières de la planète, coupables, avec leurs myrmidons politiques, de l’actuelle catastrophe et, très probablement, de l’apocalypse à venir . Des décennies d’erreurs politiques, à droite comme à gauche, guidées par des pulsions aussi viles que la cupidité et l’ivresse du pouvoir nous ont conduits dans cette impasse et nous devrions, encore et toujours, payer la facture ?

Où est la limite ? Quelle est notre limite ? Combien de temps encore pourrons-nous supporter ces affronts, ces mensonges, cette injure à notre intelligence ? Je n’ai pas de réponse à ces questions et je suppose que toi non plus. Mais je pense qu’il est utile de se les poser… 

 

 

 

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Salaud, l’artiste !

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Je prends un risque énorme ! Rendez-vous compte !

Je vais égratigner, taguer, le plus adulé, le plus vénéré monument du cinéma français. J’ai nommé, Gérard Depardieu. Je me demande parfois si je ne cherche pas délibérément les ennuis, moi…

Gérard Depardieu est un monstre. D’abord, un « monstre sacré » du cinéma dans l’acception hollywoodienne de la formule et, ensuite, un monstre… physiquement, pour les moins indulgents des esthètes. Mais c’est également, et surtout, un monstre narcissique, fat et stupide.

Comment est-ce possible ?

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1974, « Les valseuses » de Bertrand Blier.

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2013, « Les valseurs » du Kremlin.

Ainsi, notre « Gégé » national, en quarante ans, est passé de l’icône libertaire post-soixante-huitarde à celle du promoteur de la politique poutinienne, corrompue et corruptrice, post-communiste. Quel parcours !

Il ne s’agit pas là de récuser le génie de l’acteur, du comédien. Il est incontestable. Gérard Depardieu, allez savoir pourquoi, s’est hissé dans son art à la hauteur des plus grands acteurs français et planétaires du cinéma de tous les temps.

À quoi est-ce dû ? La grâce ? Non, non, faut pas déconner, non plus… Non, plutôt à une faculté innée et inexplicable pour saisir instinctivement la chance dans une vie initialement défavorisée et chaotique où les opportunités d’émancipation sociale sont rares. Rappelons que son père, ouvrier, et sa mère, sans emploi (à part celui non reconnu d’être femme au foyer, ça va de soi…), ont élevé six enfants, dont lui, dans un deux-pièces de la bonne ville de Chateauroux dont personne ne connaît l’existence à part les natifs et les inconditionnels de George Sand.

Alors, quoi ?

Ce n’est pas tant l’immense fortune de l’individu Depardieu (des restos à Paris, au Japon, des vignobles en Anjou, en Bourgogne, dans le Médoc, l’Hérault, au Maghreb, en Europe de l’Est et en Amérique du Sud, un hôtel particulier, rue du Cherche-midi, VIème, à Paris, un château dans le Val de Loire, une villa à Trouville…et, bien évidemment, des comptes en banque offshore dans les paradis fiscaux et en… Russie) qui me pose problème. Après tout, c’est comme ça, c’est le système. Et tant qu’il permettra à une infime minorité de nantis de s’enrichir outrageusement, illégalement, et exponentiellement, au détriment de l’incommensurable majorité des défavorisés, à des degrés divers, rien ne changera. Et pire, ça s’aggravera…

Pour en revenir à Gégé, je ne lui reproche pas de s’être enrichi, je l’ai dit… Le système, machin, tout ça… C’est désespérément humain. Et politiquement condamnable, bien sûr, mais c’est une autre affaire.

Non, ce que je ne peux pas admettre, c’est qu’il soit devenu un gros con (aucune allusion à son physique, on est d’accord ?) qui conchie régulièrement dans les médias la France et les français tout en vantant les mérites du dictateur tchétchène Ramzan Kadyrov, en plus de ceux de Poutine, pour de sombres intérêts fiscaux, alors que les susdits français l’ont élevé, par leur audience et leur amour, au rang inespéré dont il jouit aujourd’hui.

Je ne condamne pas, a priori, les riches. Certains n’ont même pas fait exprès de l’être. Sourire… Après tout, les exemples ne manquent pas, on peut être riche avec… élégance. On peut faire des dons à de multiples associations, on peut être de discrets mais néanmoins généreux mécènes. On peut même être richissime et communiste comme Jean-Baptiste Doumeng, le milliardaire rouge, pour ceux qui s’en souviennent encore.

Autrement dit, on n’est pas forcément un salaud quand on est riche. Non… On l’est seulement quand la cupidité l’emporte sur l’humanité. Gérard Depardieu a indubitablement choisi son camp…

Salaud, l’artiste ! Je t’aimais bien…

 

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Bon anniversaire, Karl !

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Ce bon vieux Karl Marx aurait deux cents ans aujourd’hui, le 5 Mai 2018, si, le 14 Marx (heu… Mars !) 1883, il ne s’était pas bêtement éteint.

Mais comme pour tous les génies, son oeuvre lui survivra encore quelques centaines d’années. À moins, bien sûr, que, d’ici là, la folie capitaliste qu’il s’est évertué à dénoncer n’entraîne l’humanité entière dans le chaos final et qu’il n’y ait plus personne pour se souvenir de lui comme de tout le reste…

Cette petite vidéo, qui ne dure qu’une dizaine de minutes, résume assez bien la pensée marxiste. Comme il est écrit en préambule, elle est forcément simplificatrice. Car, on ne peut décemment pas être exhaustif, en quelques minutes, relativement à une théorie qui a demandé plus de cinquante ans de travail acharné. N’empêche, elle est éclairante et peut inciter certain(e)s à poursuivre la réflexion.

Pour ma part, j’ai lu le « Capital » quand j’avais vingt ans et je n’y suis jamais retourné depuis. Enfin, partiellement, comme ça, en picorant. J’avoue… De plus, à l’époque, je vous fais un autre aveu, je n’avais pas tout compris. Et pourtant, j’en ai retenu la substantifique moelle. Cette lecture a été déterminante pour moi. Même si la pensée de Marx était bien trop puissante pour pouvoir être pleinement appréhendée par mon petit potentiel neuronal et juvénile, j’ai néanmoins saisi l’essentiel. Et ça ne m’a jamais quitté.

Le capitalisme est basé sur l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est indubitable, indéniable, axiomatique. C’est une évidence. Qui peut, aujourd’hui encore, sans se ridiculiser à l’aide d’arguties spécieuses, oiseuses, la contester ? Les capitalistes ne peuvent s’enrichir qu’en bradant notre force de travail. Un point, c’est tout. En France, en Europe, aux États-unis, et, plus encore, partout ailleurs. C’est pourquoi, le capitalisme doit être politiquement combattu.

La cupidité d’une minorité d’actionnaires entraîne fatalement l’asservissement et la paupérisation d’une immense majorité de travailleurs avec tous les dommages collatéraux sociaux, sanitaires, écologiques, que l’on sait. C’est le principe premier du capitalisme depuis qu’il existe. Disons depuis deux ou trois siècles…

Ce bon vieux Karl a fait des émules, bien sûr ! Je pense, dans le désordre,  à Lénine, à Staline, à Fidel Castro, à Chavez, à Pol Pot, à Mao Zedong, à… Enfin, à plein d’autres ! Ils ont tenté, avec plus ou moins de bonheur de proposer une alternative au capitalisme en s’inspirant de Marx. Force est de constater qu’ils ont tous lamentablement échoué. Et certains se sont même rendus coupables, emportés par un délire autoritaire, de crime contre l’humanité.

Cependant, la pensée de Marx, même si elle a été pervertie, dénaturée, exploitée à des fins innommables, est toujours vivante, et, ô combien, d’actualité. Je vous invite à jeter un oeil sur une séries de documentaires pédagogiques sur ARTE pour vous en convaincre.

À n’en pas douter, le marxisme restera longtemps encore un phare, un modèle et une base de réflexion politique, pour tous les naufragés du capitalisme.

 

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