Archive | mars 2018

J’ai précédé Charline Vanhoenacker…

Dans la vidéo, ci-dessus, Charline Vanhoenacker, chroniqueuse émérite sur France Inter,  semble faire ses adieux à Facebook en ce 29 mars 2018. Je ne sais pas, on ne sait pas si c’est sincère ou un voeu pieux ou, tout simplement, le prétexte pour une nouvelle chronique humoristique quotidienne sur la radio publique. On verra…

N’empêche, ce que Charline dénonce, en pleins et en creux à propos de Facebook, emporte depuis quelques temps déjà mon adhésion ! Tant et si bien que je me suis déconnecté, il y a quoi… quinze jours. Soit deux semaines avant elle ! Oui ! Je me calme… Je ne tire aucune fierté de cet avantage qui n’en est pas un. Je réalise simplement que nous partageons, elle et moi, et à n’en pas douter des millions d’autres, le même constat. À savoir…

Facebook est un monstre.  Un « monstre numérique ». Il ne me vient pas, à l’instant, d’autres mots ou d’autres formules. Un monstre que personne n’a vu venir tant il a su se dissimuler, se faire oublier, dans ses feints atours de bienveillance, d’humanité, de générosité, de solidarité, d’amitié… Car, qu’on ne s’y trompe pas !

Facebook est avant tout une entreprise à but éminemment et exclusivement lucratif qui a fait, en une décennie, la fortune de Marc Zuckerberg, son créateur. La cinquième plus grosse fortune du monde, quelques 70 milliards de dollars, excusez du peu ! Mais peu de gens s’en offusquent aujourd’hui, il faut bien l’admettre. Voilà ce qu’on peut entendre dans les réunions familiales, dans les bistrots, dans les allées des supermarchés, dans les vestiaires des piscines municipales, entre autres : « Ben oui, il est riche ! Et alors ? Il l’a bien mérité, non ?« , ou encore : « C’est comme ça, y a toujours eu des riches et des pauvres. Vous avez une solution, vous ?« , ou bien encore : « Ah, voilà ! C’est bien les français, ça ! Toujours à envier ceux qui ont réussi, eux !« , ou, pour finir : « De toute façon, je m’en fous. Ma femme est malade et , moi-même, je ne me sens pas très bien. Alors, la politique, vous savez… » Bref !

Misérables crétins ! 70 milliards de dollars au profit du seul Mark Zuckerberg, c’est dix fois plus que le budget 2018 du Sénégal ! Dans une vue de l’esprit, ce multi-milliardaire pourrait donner 10 dollars à chacun des habitants de cette putain de planète ! Certains, dans les contrées les plus reculées et les plus pauvres, auraient de quoi nourrir leur famille pendant un mois ou deux ! Est-ce que c’est juste ? Est-ce qu’on ne marche pas sur la tête ? Dites-moi ! Mais dites-le ! Est-ce que je délire ? Est-ce que je suis fou ?

Mais il y a pire…

Non content d’amasser une fortune colossale qui dépasse l’entendement tant elle est générée par de l’inutile, du virtuel, du rien, Mark Zuckerberg, malgré qu’il s’en défende, vend nos données les plus intimes, les plus personnelles, les plus compromettantes, que nous lui avons naïvement confiées, aux plus offrants. Et aux pires d’entre eux ! J’ai nommé les prédateurs politiques, de tous pays, qui se soucient de la démocratie comme d’une guigne. Voir le scandale de « Cambridge analytica »…

« Cambridge, quoi ? Ah oui ! C’est une université anglaise, non ?« , ou encore,  » Oh, moi, vous savez, je n’ai jamais rien publié de compromettant sur Facebook. À part les photos de mes enfants, de mon chien, de ma maison, de mes vacances d’hiver et d’été, de mes anniversaires, de ceux de mes petits enfants, du départ à la retraite de quelques collègues de mon entreprise, et quelques commentaires sur les élections présidentielles, municipales, quelques pétitions que j’ai signées pour ceci ou pour cela, enfin… rien, quoi ! », ou bien encore, « De toute façon, on est tous fichés, pas vrai ? Alors, un peu plus, un peu moins ! »

Tristesse…

Je ne sais pas pour Charline. Mais pour moi, Facebook, c’est terminé.

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J’en pince pour les pinsons. Mais…

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Pour moi, le printemps, c’est d’abord le chant du pinson. C’est comme ça.

C’est un repère complètement subjectif qui date de ma plus tendre enfance de petit parisien quand je passais mes vacances de Pâques chez ma grand-mère Alice, dans la Vienne. C’est aussi, bien sûr, celui, plus emblématique, du coucou. Oui, aussi… Bien évidemment, c’est également l’arrivée des premières hirondelles obsessionnellement affairées à la réfection de leur nid abandonné l’année d’avant ou à la confection, allez savoir pourquoi, d’un nouvel habitacle à dix centimètres du précédent paraissant, a priori, viable.

L’été, c’est plutôt l’alouette des champs. Dans les champs de céréales, forcément… Et puis tout ce foisonnement de petits passereaux, verdiers, chardonnerets, mésanges, merles, moineaux, rouge-gorge, et j’en oublie, qui a survécu courageusement aux rigueurs de l’hiver. Mais ça, c’était les printemps et les étés d’avant. Il y a encore quoi… trente ans.

Aujourd’hui, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), mais pas seulement, déplore une diminution de plus de 30 % des passereaux durant ces vingt dernières années. Et l’extinction quasi totale de nos charmants voisins pastoraux semble inéluctable à l’horizon de deux ou trois décennies.

Alors la faute à quoi, la faute à qui ? C’est simple et clair comme de l’eau de roche  !

À ce propos, je fais une digression, si vous le permettez… De l’eau de roche, soit dit en passant, que l’on pouvait boire jadis, en toute confiance, à une fontaine naturelle jaillissant au pied d’une colline. J’ai connu ce plaisir immense quand j’étais enfant ! Oui ! Mais mes enfants et mes petits-enfants, et très probablement les générations qui suivront, ne connaîtront jamais cette indicible délectation de boire de l’eau fraîche et pure à la source, comme un animal, après une ou deux heures de marche ou de jeux effrénés en pleine nature. Notez bien, même pour moi qui ne suis pas né de la dernière averse, que cette liberté a été rapidement contrariée par les informations de plus en plus alarmantes diffusées sur la qualité des eaux souterraines au tout début des années 70.  

La faute à quoi ? Et bien, entre autres, la faute aux dégradations des zones humides, au recul des jachères et des chaumes hivernaux, aux abattages des haies pour gagner quelques arpents de terre exploitable subventionnée par l’Union Européenne, au traitement abusif des terres agricoles avec des produits phytosanitaires, à la déforestation, à la rurbanisation périphérique des villes… Bref ! La faute à l’implacable et, semble t-il, incontestable logique de la rentabilité et du profit.

La faute à qui ? Surtout pas la faute des paysans à qui l’on a demandé de produire, et plus encore, pendant des lustres ! Bien sûr que non ! Eux, comme nous tous, sommes juste les instruments et les victimes de ce système qui induit la négation de nos références naturelles et, pour tout dire, celle du bon sens… Les paysans, comme nous tous, dans tous les domaines professionnels, quels qu’ils soient, sommes formatés pour faire du profit, rien d’autre ! Et peu importe les dommages que nous provoquons sur notre environnement, la faune, la flore, l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons ! Même si, même si, fort heureusement, des voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses et de plus en plus audibles, y compris dans le monde rural, pour dénoncer la catastrophe programmée et… irréversible. Mais n’est-il déjà pas trop tard ? On verra… Ou, plutôt, ils verront. Nos enfants et nos petits enfants…

M’en fous de paraître réducteur, simpliste, voire populiste (la qualification générique et péjorative à la mode pour dénigrer toute contestation au susdit système), m’est avis que le vrai et l’unique coupable dans ce dossier, comme dans bien d’autres, c’est l’argent, la cupidité, j’ai nommé, le Capital…

Je vais peut-être encore entendre le chant du pinson cette année, en direct, à mon insu, dans la vraie vie. J’espère !

En attendant, je peux toujours, tout comme vous grâce au lien en haut de page, écouter son chant ravissant mais… virtuel.  


 

1 Commentaire

Penser ailleurs…

SONY DSC        « Penser ailleurs », c’est le titre que j’ai choisi pour ce Blog.

 

J’aurais préféré « Ailleurs » mais c’était déjà pris. Cependant, à la réflexion, ce n’est pas si mal. Car si l’on fait la liaison qui va bien, on peut entendre également « Penser railleur ». Tu… ? T’as vu ?

Je m’amuse d’un rien, c’est vrai. Passons aux choses sérieuses. Dans la mesure du possible…

Je crée ce blog (sans en maîtriser encore toutes les fonctionnalités mais ça viendra) pour une raison simple, a priori. Enfin…

Je veux exprimer ici ce que m’inspirent le monde, les gens, l’actualité, la politique, mes découvertes, mes enthousiasmes, mes joies, mes peines, mes état d’âme, mes doutes, mes indignations, le temps qu’il fait, celui qui passe, le chant d’un pinson, le vol d’une hirondelle, l’amour, la haine, la beauté, le parfum d’une fleur, les guerres, les conflits sociaux, la chanson française, le rock alternatif, les chants grégoriens, le cinéma français ou hollywoodien, la peinture, la littérature, les débats à la mode, la bêtise de mes contemporains, leur pertinence, leur intelligence aussi, leur génie parfois, des plus, des moins, des soupirs, des rires, des larmes…Et Dieu dans tout ça ? Nulle part ! Et dans quel état j’erre ? Allez savoir…

J’ai renoncé à Facebook. Du moins, pour quelques temps. Enfin, je ne sais pas…

L’attractivité de ce média est telle qu’elle peut être assimilée à une addiction comme l’alcool ou le tabac. Et je sais de quoi je parle ! Alors, je ne peux pas dire que je ne « replongerai » jamais. On verra…

N’empêche, je persiste à croire que ce « réseau social » tient plus du filet que du réseau. Comme les rets ou les nasses des grands prédateurs que sont les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon). Intuitivement, comme beaucoup d’autres avant moi, plus avertis, et sans doute plus intelligents, j’ai compris que sa gratuité d’accès affichée était forcément concomitante à d’inavoués desseins mercantiles, voire, pire, politiques. L’affaire, récente et révélée,  de « Cambridge Analytica » en est la parfaite illustration. Les données personnelles que nous fournissons, en toute béate confiance, en toute candeur, à tous ces réseaux sociaux, constituent une mine intarissable pour le Capital pour vendre et manipuler. Pour manipuler et pour vendre, c’est selon. Mais le but est toujours le même quelle que soit l’approche, la stratégie ! Faire des profits, de l’argent, de la maille, du blé, du pognon, du flouze ! Et ce, à l’encontre, ça va de soi, de toutes les règles et valeurs humaines foncières que sont l’éthique, l’honnêteté, la démocratie et le respect. Pour le moins…

Alors, pourquoi pas… Peut-être que ce Blog offrira, pour moi comme pour vous, pour vous comme pour moi, l’opportunité de penser ailleurs. Tous vos commentaires originaux, polémiques, iconoclastes, décalés seront les bienvenus !

J’arrête là…  Pour aujourd’hui.

À bientôt !

 

 

 

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